Gestion des déchets : la lumière est au bout du tunnel... !

August 29, 2019

 

Au niveau de la Gestion des déchets, le mois dernier, nous avons abordé la nécessité incontournable de CHANGER LE MODELE et développer individuellement et collectivement des stratégies pour tendre vers le ZERO DECHET !

 

 

Le modèle : PRENDRE, UTILISER, JETER, COLLECTER, … (plus de déchets, plus de collectes) atteint ses limites.

 

 

UN MODELE DEPASSE

 

En France, de 1960 à nos jours, la quantité de déchets produite a doublé. Pour y faire face, c’est toujours le même modèle proposé : plus de déchets, plus de tri, plus de collectes, plus de tonnages traités, enfouis ou incinérés, et une concentration régulière des grands acteurs de l’industrie du déchet pour transporter plus, collecter plus, trier plus, traiter plus…

 

Si le chiffre d’affaires de ces grands acteurs du déchet n’a cessé de progresser, les investissements dans les filières de valorisation, peu rentables à court terme, ont toujours été délaissés. En effet, s’ils se sont rendus indispensables, les grands acteurs de la « gestion des déchets » vivent principalement du transport, du tri et du traitement, incinération ou enfouissement.

 

 

DES PRODUCTEURS DE DECHETS TOUJOURS PLUS IMPACTES

 

Si elles font, toutes, appel à des prestataires pour collecter et traiter leurs déchets, les entreprises productrices de déchets ne s’y retrouvent pas :

> La pression réglementaire leur impose de réduire leurs volumes de déchets et de mieux les valoriser,

> Leurs clients sont, de plus en plus, sensibles aux efforts qu’elles peuvent faire pour réduire leur impact environnemental,

> Il en va tout autant de la responsabilité sociétale de l’entreprise que de son positionnement, sur ce sujet, vis-à-vis de ses concurrents,

> Les coûts du « poste déchets » sont de plus en plus importants et dans certains secteurs d’activité, peuvent atteindre 4 à 7 % du chiffre d’affaires,L’enjeu est stratégique, et concerne leur Développement Durable (=pérenne) !

> Le développement du recyclage des matières premières est très loin de suffire pour satisfaire une demande mondiale qui explose.

 

Ces évolutions obligent à repenser la question de l'accès aux matières premières et de leur utilisation. C'est tout l'enjeu de « l’économie circulaire ».

 

 

L'ECONOMIE CIRCULAIRE, SEULE ALTERNATIVE VIABLE !

 

Ce concept, dont les prémices remontent à la fin des années 1960, a véritablement émergé en 1992, lors du Sommet de la Terre, à Rio. En France, il imprègne les politiques environnementales depuis le Grenelle de l'environnement, en 2007. Depuis, son champ d'application n'a cessé de s'étendre.

Mais attention : l'économie circulaire ne s'en tient pas au seul recyclage, qui n'en est que le maillon ultime. « Si tout le cuivre était recyclé, on ne couvrirait que 37 % de la demande », rappelle Alain Geldron.

 

L'économie circulaire profite elle aussi de l'essor des technologies numériques. Celles-ci facilitent notamment la rencontre entre l'offre et la demande, contribuant ainsi à faire changer les comportements. Le domaine de la lutte contre le gaspillage alimentaire en est l'exemple le plus évident.

L'ensemble de la logistique de la gestion des déchets est d'ailleurs susceptible d'être fortement impactée. Aux États-Unis, la société Rubicon Global, surnommée « le Uber des déchets », bouleverse le secteur en organisant des enchères en ligne pour les contrats de gestion des déchets de ses clients.

 

Le recyclage se développe lentement et doit continuer à progresser, mais la complexité concerne tant les règles de tri que la multiplicité des filières et des acteurs existants. A cela s'ajoute un manque de transparence concernant l'utilisation des déchets triés ainsi que la contrepartie financière ou sociale que peut engendrer le geste de tri. C'est d'autant plus dommage car, en termes de traitement, quasiment tout est techniquement recyclable.

 

 

VOUS AVEZ DIT : CHANGER LE MODELE ?

 

S’il devient nécessaire de changer le modèle, décrit précédemment, l’innovation, les initiatives, et les outils que le progrès met à notre disposition permettent de trouver une autre réponse au PROBLEME DECHET, réponse qui sera créatrice d’emplois, de richesses, et qui garantira à toutes les entreprises lucides et innovantes l’assurance d’un développement durable !

 

Les outils, logiciels, objets connectés, intelligence artificielle, blockchain, expertise, services, filières, tous les acteurs de l’économie circulaire sont prêts à apporter, chacun, une pièce du grand puzzle de la seule et vraie alternative, qui assurera développement économique, préservation des ressources et qualité de vie pour les générations futures.

 

L’avenir est dans les filières de proximité, les prestataires présents sur le territoire....

 

Les centres logistiques, entreprises de transport et de messagerie, associations ou entreprises de réparation, démantèlement, de fabricants pour l’alimentation animale, d’énergie, de matériaux alternatifs, d’amendements pour les sols, les banques alimentaires, etc. sont les nouveaux acteurs, déjà présents, qui continueront d’apporter les solutions de demain !

 

Aujourd’hui déjà, tant en amont (éco matériaux, écoconception…) qu’en aval (filières de réemploi, démantèlement, valorisation, …), une grande part des réponses existe, mais tous ces acteurs manquent de visibilité, d’offres logistiques adaptées, de bases de données et de logiciels permettant à tous producteurs de déchets de pouvoir les identifier, les consulter rapidement, et passer leur ordre tout en s’assurant d’une parfaite traçabilité.

 

 

ALORS QUE MANQUE-T-IL POUR SAUTER LE PAS ?

 

Tous ces acteurs sont isolés, chacun travaille dans son coin…Que faut-il pour rendre simple l’utilisation de tous ces services et de ces acteurs ?

 

De l’expertise, de l’écoconception, des outils informatiques simples et adaptés, de l’information, de l’organisation, du suivi, du contrôle, de l’enregistrement…

Il faut que les producteurs de déchets, les entreprises, puissent reprendre la main sur leur poste déchets, pour le développement durable de leurs activités et pour participer à une transition écologique indispensable.

 

Pour cela, il leur faudra :

> Avoir accès à une information complète sur les matières, les filières, les acteurs régionaux de l’économie circulaire, porteurs de solutions alternatives innovantes et respectueuses de l’environnement, économiques et durables,

> Pouvoir décider, seules, de la destination de ses déchets valorisables, vers les filières autorisées,

> Disposer d’outils logiciels qui lui permettent, facilement, de sourcer tous les acteurs de l’économie circulaires pouvant répondre à ses besoins, d’échanger facilement avec eux, d’organiser ses enlèvements, de suivre ses flux, de les contrôler et de les enregistrer de façon fiable.

 

Le préalable pour avancer dans le bon sens :

La BONNE information, la BONNE ORGANISATION et les BONS partenaires…

 

Si les grands acteurs du déchet auront toujours leur place, leur cœur de métier restera LE DECHET, avec toujours plus de prestations (plus de collectes, plus de contenants…) et la nécessité de voir transiter des volumes toujours plus grands.

 

L’avenir des entreprises est de « tendre petit à petit vers le ZERO DECHET », maîtriser ce poste, par l’utilisation de tous les outils informatiques adaptés, la connaissance, les services et les valeurs ajoutées de tous les acteurs de l’économie circulaire – prestataires mais aussi fabricants de matériels, filières, conseils, partenaires publics, Economie Sociale et Solidaire...

Pour atteindre ces objectifs, les entreprises devront intégrer les ressources et compétences nécessaires ou se faire BIEN accompagner.

 

 

Yann LE LOUARN

 

Directeur Associé

 

 

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